dimanche 28 juin 2015

Retrouvez-moi sur mon nouveau blog

Comme c'est bientôt la saison des démenagements, j'ai décidé de faire les cartons de mon blog pour le migrer sur la plateforme wordpress.
Vous pouvez donc me retrouvez ici pour de nouveaux articles et relire les anciens aussi.

mercredi 10 juin 2015

photo de mariage

C'est un des thèmes du généathème de ce mois. De photo ancienne de couple de mariage, je n'en ai pas. Mes grands-parents paternels se sont mariés en 1943 et je pense que l'époque ne se prêtait pas bien à faire la fêtes, des photos. De mes grands-parents maternels, je n'ai rien...
Par contre, j'ai des photos de groupe de mariage que j'admirais pendant des heures quand j'étais enfant. En voici une:

Cette photo a été prise dans l'Allier. Je situe cette photo dans le début des années 30. 
Je ne connais pas les mariés. Ma grand-mère m'a peut-être donné leur nom, mais je ne me souviens pas. Je me souviens juste que ma grand-mère paternelle figure sur cette photo. Elle est entourée.  On ne sait jamais, si quelqu'un a également cette photo et qu'il dispose de davantage d'informations que moi, je suis preneuse de toute information sensée et sourcée.

mercredi 22 avril 2015

Louis Marchand



Dans le cadre du généathème de ce mois d'avril, j'ai décidé de m’intéresser de plus près à la vie de Louis Marchand, mon sosa n°54.
Louis MARCHAND est né le jeudi 2 mars 1865 à Monétay-sur-Loire au lieu-dit les Segauds.
Il est le premier fils légitime de Claude MARCHAND, cultivateur, âgé de 21 ans et de Pierrette ROTAT, cultivatrice, âgée de 19 ans.

Lors des recensements de 1872 et de 1876, Louis est encore un enfant. Il vit alors aux Gourliers en 1872, puis aux Henrys en 1876, à Monétay-sur-Loire, avec ses parents et ses deux sœurs, Jeanne et Marie, âgées respectivement de 3ans et 7 ans de moins que lui.

Il fait son service militaire entre le 21 décembre 1886 et le 22 septembre 1887 à Aurillac (15000) dans le 139ème RI. Il y apprend à lire, mais il ne saura jamais nager…J'ai trouvé ces informations dans son livret militaire.

En 1891, il vit à l’Etoile Segaud à Monétay-sur-Loire, avec ses parents et deux domestiques (recensement de Monétay-sur-Loire de 1891). C’est cette même année qu’il se marie avec Louise Taint. Il se marie avec Louise TAIN le samedi 4 juillet 1891 à 10h à Monétay-sur-Loire. La future mariée est domestique. Elle est  la fille légitime d’Etienne TAIN et de Marie MICHAUD. Louise Taint est née dans le département voisin qu’est la Saône-et-Loire en 1873. Mais sa famille est originaire de la région de Monétay-sur-Loire.
Les témoins sont les suivants :
Claude ROTAT (Témoin), 38 ans, oncle de l'époux
Benoit TAIN (Témoin), 60 ans, oncle de l'épouse
Jacques BUISSON (Témoin), 45 ans, oncle de l'époux
Jean-Marie ACHAINDRE, faïencier à Digoin, (Témoin), 26 ans, oncle de l'épouse.

Le couple a eu une fille, Marie née le 31 juillet 1896 à Monétay-sur-Loire (une de mes arrière-grands-mères paternelle).


En 1896, il habite de nouveau aux Gourliers à Monétay-sur-Loire. (recensement de 1896). Puis, il demeure au moins jusqu’en 1906 à La Maison Blanche, toujours à Monétay-sur-Loire, avec ses parents Claude Marchand et Pierrette Rotat. Je dispose pour cette époque d’un contrat d’assurance, dans lequel, il est fait la liste des biens assurés pour une somme de 15 500 francs. 






contrat en la compagnie d'assurance "la France" et Louis et Claude Marchand en date du 28 octobre 1903

 Louis s'est associé avec son père Claude, pour assurer son exploitation. Je suppose qu'ils étaient métayers comme la plupart des cultivateurs de cette région, mais pour l'instant je n'ai pas d'information sûre à ce sujet. Comme on peut le constater, cette assurance comprend les bâtiments d'habitation, d'exploitation, le matériel agricole, ainsi que le cheptel.



Je ne connais pas la date du décès de Louis Marchand, ni même le lieu de son décès, mais mes recherches futures m’apporteront la réponse.

samedi 14 mars 2015

Voiturier par terre

Voilà un métier que j'ai découvert tout récemment, grâce à la lecture d'un acte de mariage d'un couple d'ancêtres de mon mari. L'expression m'a interpellée: "voiturier", pas de problème, je vois bien ce quel peut être ce métier. Mais "voiturier par terre"...
J'ai donc fait des recherches. 
Je vous livre le résultat de ces dernières. La consultation du site : les métiers de mes ancêtres, me donne comme information que cette expression s'oppose à "voiturier par eau" et que "voiturier par terre" est synonyme de "roulier". Ce métier est l'"ancêtre", en quelque sorte, du métier de routier.
voiture à cheval, médiathèque de Betton, photo Flickr, licence Creative Common

D'autres recherches sur Gallica et sur Google apportent les précisions suivantes:
Code Civil de 1804, section II:
art. 1782: "les voituriers par terre et par eau sont assujettis, pour la garde et la conservation des choses qui leur sont confiés, aux mêmes obligations que les aubergistes, dont il est parlé au titre du dépôt et du séquestre"
art.1783:"Ils répondent non seulement de ce qu'ils ont déjà reçu dans leur bâtiment ou voiture, mais encore de ce qui leur a été remis sur le port ou dans l'entrepôt, pour être placé dans leur bâtiment ou voiture."
art.1784: "Ils sont responsables de la perte et des avaries des choses qui leur sont confiées, à moins qu'ils ne prouvent qu'elles ont été perdues et avariées par cas fortuit ou force majeure".
art. 1785: " Les entrepreneurs de voitures publiques par terre et par eau, et ceux des roulages publics, doivent tenir registre de l'argent, des effets et des paquets dont ils se chargent".
Les entrepreneurs et directeurs de voitures et roulages publics, les maîtres de barques et navires, sont en outre assujettis à des règlements particuliers, qui font la loi entre eux et les autres citoyens". 
Ces articles du code civil, révèlent combien cette profession était encadrée. Tout transport de marchandises était d'ailleurs accompagné d'une lettre de voiture. Ce document fait état du détail des marchandises transportées, de l'identité du voiturier chargé de les transporter, des conditions dans lesquelles elles doivent être transportées, de l'identité de l'expéditeur de la marchandises, ainsi que de celle du destinataire. Ces lettres de voiture sont écrites sur papier timbré.
sources: 
Code civil 1804, section II, art. 1782 à 1786
MERLIN, Pierre Antoine: Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, 1828.
site Chapellerablais: http://chapellerablais.pagesperso-orange.fr . Ce site m'a apporté beaucoup d'informations sur ce métier.
 

jeudi 5 mars 2015

Une troisième épouse?


Guillaume Mouillois, mon sosa 96 est décédé le 23 juillet 1855 à Liernolles, petite commune du département de l'Allier à l'âge de 61 ans. 
Son acte de décès,  visible à la vue 93 des archives en ligne de l'Allier pour la commune de Liernolles: décès à Liernolles entre 1843 et 1882 mentionne son épouse: Catherine Chassot, soi-disant âgée de 50 ans et vivant avec lui aux Rebys, domaine de ladite commune. Cette mention a vraisemblablement été ajoutée après coup, car elle est écrite dans la marge.
Problème: je n'ai aucune trace de Catherine Chassot auparavant.
Guillaume Mouillois s'est marié certes avec Marie Chassot le 20 novembre 1815 à Montcombroux (futur Montcombroux-les-Mines). Mais Marie Chassot est morte en couches le 9 février 1831. Par la suite, Guillaume se marie le 28 juin 1831 avec Antoinette Tuloup.
Antoinette Tuloup est vivante lors du décès de son époux, je n'ai trouvé aucune trace de son décès sur les tables décennales avant 1855 et même après, et j'ai même trouvé sa présence sur les recensements de 1856 de Liernolles en tant que veuve (vue 11) du recensement 1856 Liernolles.
Qu'en est-il alors de cette Catherine Chassot? Je pense pour le moment à une erreur de l'officier municipal.
Qu'en pensez-vous? En tout cas, je continue mes recherches.
photo de Christophe Eyquem, sur le site Freemage


mercredi 25 février 2015

Résolution d’un mystère

J’ai toujours aimé fouiller dans les vieux papiers. Enfant, j’explorais les tiroirs d'une armoire de ma grand-mère et j’admirais les vieilles photos, les vieux livrets militaires, les vieilles cartes postales, les vieux courriers. C’était l’occasion de faire parler ensuite ma grand-mère sur sa famille et ses ancêtres disparus.
Mais il y a toujours eu ce document dont elle n’a jamais su m’expliquer la provenance: un vieux livret militaire, au nom d’Alfred Hume. Elle ne connaissait personne qui ne porte ce nom de famille. Moi non plus d’ailleurs, après avoir fait mon arbre généalogique.
couverture livret militaire A Huméb
couverture du livret militaire d'Alfred Humé
livret alfred Huméb
1ère page du livret militaire d'Alfred Humé

Le week-end dernier, lors d’une visite chez mon père qui a recueilli les papiers de ma grand-mère, maintenant décédée, je ai décidé de percer le mystère. J’ai donc repris la lecture de ce livret. Je me suis rendue compte que le fameux Alfred Humé était né en 1890 à Saint Mandé et qu’il avait été recensé pour le service militaire dans le département de l’Allier. Forte de ces nouvelles informations, j’interroge mon père qui émet la supposition qu’Alfred Humé pouvait être un enfant assisté élevé par son arrière-grand-mère, Marie Guérut, épouse d’Antoine Gaudot.
Je fais donc des recherches. Cela tombe bien: les AD de l’Allier viennent de mettre les registres matricules en ligne. La fiche matricule me confirme que Alfred Humé est bien un enfant assisté et le recensement de 1901 sur la commune de Pierrefite-sur-Loire me montre qu’Alfred Humé vivait bien en tant qu’enfant assisté chez Marie Guérut et Antoine Gaudot. Je me rends compte qu’Alfred a un grand frère Benoît qui est placé dans une autre famille de la même commune.
J’ai aussi recherché l’acte de naissance d’Alfred à Vincennes à Saint Mandé. Il est né le 14 août 1890 de Benoît Benoni Humé, 51 ans, peintre en bâtiments et de Zélina Claire Marie Delgove, sans profession , 28 ans. J’ai également cherché pourquoi, ces deux enfants sont devenus un jour des enfants assistés. Pour le moment, ma question reste sans réponse.
Par contre, je sais qu’Alfred Humé est mort pour la France, le 26 septembre 1915 à Souchez dans le Pas-de-Calais après avoir été mobilisé le 20 Février 1915 au 42ème RI , puis être passé au 159ème RI le 24 mai 1915. Il a été médaillé militaire et a eu la croix de guerre avec étoile de bronze.

MPF Hume Alfred
fiche d'Alfred Humé, issue de la base des Morts pour la France de 1914-1918 de SGA
Voici donc résolue ou presque le mystère sur l’origine de ce document et la raison pour laquelle ce livret militaire est resté dans ma famille. Je rends aussi hommage à cet enfant assisté, devenu Poilu, mort pour la France et dont personne d'autre que moi n'aurait pu chercher sa fiche matricule et sa participation à la guerre de 14-18, puisqu'il est mort célibataire et sans enfant.

mercredi 11 février 2015

Neuilly-en-Donjon: un village bourbonnais

La généalogie est aussi l’occasion de s' intéresser aux lieux de vie de nos ancêtres. Neuilly-en-Donjon est un petit village qui a suscité ma curiosité:
  1. parce qu’en cherchant mes ancêtres tant du côté maternel, que du côté paternel, je croise ce lieu.
  2. parce que j’ai beaucoup entendu parler de cette commune à l’école, vu qu'elle est située à une quinzaine de kilomètres de mon village d'origine.
Neuilly-en-Donjon est un petit village Bourbonnais de 236 habitants (recensement 2006), situé à l’"extrémité orientale"  de l'Allier, à quelques encablures de la Saône et Loire. Une église romane avec un superbe tympan domine le village. Elle est dédiée à Sainte Marie-Madeleine et date du 11ème siècle.
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l'église romane de Neuilly-en-Donjon, photo de Roger Joseph, sur flickr
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superbe tympan de l'église de Neuilly-en-Donjon, d'inspiration brionnaise, photo de Roger Joseph, sur Flickr
Ce qui m’a interpellé dans mes recherches généalogiques, ce sont les noms des lieux-dits. En effet, un grand nombre de ces noms de lieux correspondent à des noms de famille. Par exemple, les Bertheliers, est aussi un patronyme et je le retrouve dans mon arbre. Autre exemple, "les Bernardins" est aussi un patronyme que l’on retrouve à Neuilly-en-Donjon. C'est aussi le cas des Coudriers, des Barbeaux….
cartes des lieux-dits de Neuilly-en-Donjon
carte issue de "la France à la loupe 2, vue des lieux-dits de Neuilly-en-Donjon
Ce village est aussi un des points de départ des insurrections rurales suite au coup d’ Etat du 02 décembre 1851. Louis Napoléon Bonaparte, président de la République depuis 1848 renverse la république parlementaire d’alors pour instaurer l’Empire. Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de lire cet article sur le site Hérodote: 2 décembre 1851: le coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte.  Le régime républicain a été plutôt bien accueilli dans cette région, où les métayers, les "invisibles", comme Élise les appelle dans son blog aupresdenosracines.com, forment la plus grande partie de la population. A Neuilly-en-Donjon: Georges Gallay, avocat, anime depuis quelques années le “mouvement démocratique donjonnais”. Ce dernier, après avoir appris les évènements du 2 décembre 1851, soulève la population de son village et prend la direction du Donjon, chef-lieu de canton pour récupérer un autre comparse Honoré Préveraud. Les insurgés, armés se dirigent vers Lapalisse, alors sous-préfecture. La répression fut terrible: beaucoup de déportés en Algérie, à Cayenne, des prisonniers, des mises en liberté surveillées...
Sources:
l'article de wikipédia sur  Neuilly-en-Donjon,
l'article d'Agnès Roche, dans Cairn.info: revue-etudes-rurales-2004
et puis bien sûr mes propres recherches généalogiques...